Accueil » Étanchéité extérieure : tout dépend de votre terrain
L’étanchéité extérieure est souvent présentée comme la solution de référence contre les infiltrations d’eau dans les murs enterrés. C’est vrai mais elle n’est pas toujours réalisable. Humidité des murs, traces d’humidité en bas des murs, odeurs de moisi : ces signaux appellent une intervention mais pas nécessairement par l’extérieur. Avant de planifier des travaux, il faut vérifier que la configuration de votre terrain, de votre bâti et de votre environnement permet réellement d’intervenir par l’extérieur. Voici les questions à se poser, et les alternatives disponibles quand l’étanchéité extérieure n’est pas une option.
Le principe du système repose sur l’excavation d’une tranchée le long des parois enterrés, jusqu’à la base des fondations. Pour que cette intervention soit réalisable, il faut un espace suffisant autour du bâtiment pour creuser, travailler et manœuvrer les équipements. Dans des configurations dégagées comme une maison individuelle avec jardin périphérique, c’est généralement possible sans difficulté. Mais plusieurs situations courantes rendent l’accès aux fondations complexe, voire impossible. Dans tous les cas, l’origine de l’humidité dans la maison doit être confirmée avant de choisir une technique : infiltration latérale ou présence d’humidité liée à un défaut de drainage ne se traitent pas de la même façon.
C’est le cas le plus fréquent en zone urbaine dense, et notamment en Île-de-France. Lorsqu’un mur humide présentant des infiltrations est un mur mitoyen, il est impossible d’excaver du côté de la propriété voisine sans autorisation préalable et, souvent, sans un cadre juridique complexe. De même, une maison construite en limite stricte de propriété, contre un mur de clôture ou une voirie, ne laisse aucun espace pour ouvrir une tranchée. Ces murs extérieurs en limite sont pourtant souvent les plus exposés : maçonnerie poreuse, joints dégradés, absence d’enduit hydrofuge côté extérieur… autant de voies d’entrée pour l’eau que l’étanchéité extérieure aurait pu traiter directement. Dans ces configurations, l’étanchéité extérieure est exclue, et le cuvelage intérieur devient la solution de référence : il agit depuis l’intérieur de la pièce, sans toucher aux façades ni au terrain voisin.
Même quand la propriété est bien délimitée, un passage latéral inférieur à 80 cm, une entrée fermée par un portail fixe ou une configuration en angle de rue peut rendre l’accès des équipements de terrassement impossible. L’excavation manuelle est envisageable sur de courtes longueurs, mais elle reste limitée en profondeur et en surface traitée. Si le mur à traiter fait plusieurs mètres de long et que les fondations sont à plus d’1,5 mètre de profondeur, l’accès difficile peut rendre l’intervention techniquement trop risquée ou économiquement disproportionnée. Dans ce cas, un traitement de l’humidité par l’intérieur (cuvelage ou écran étanche) permet d’assécher durablement les parois sans contrainte d’accès extérieur.
Une terrasse dallée posée contre la façade, une allée bétonnée en pied de mur, un arbre de grande taille dont les racines longent les fondations ou encore une piscine enterrée à proximité. Ces aménagements ne rendent pas l’étanchéité extérieure impossible, mais ils en compliquent considérablement l’exécution et augmentent le coût global des travaux (dépose, évacuation, repose des éléments de surface). Un dallage fissuré ou une allée bétonnée mal jointoyée peut d’ailleurs être elle-même une cause de l’humidité : l’eau de pluie s’y infiltre. Selon l’étendue des aménagements existants et la surface à traiter, le rapport coût/bénéfice peut orienter vers une solution intérieure plus simple à mettre en œuvre.
Des canalisations d’eau, de gaz, d’électricité ou de télécommunications qui cheminent en pied de façade peuvent rendre l’excavation dangereuse sans repérage préalable. Avant toute intervention, une consultation du plan de réseau est obligatoire. Si des réseaux actifs passent exactement là où la tranchée doit être ouverte, l’intervention doit être repensée en termes de profondeur, de longueur ou de technique d’excavation.
En Île-de-France notamment, certains secteurs présentent des nappes phréatiques très peu profondes, parfois à moins d’un mètre sous le niveau du sol. Dans ces zones, dès qu’on ouvre une tranchée, l’eau envahit l’excavation, rendant le travail difficile et la pose de membranes techniquement hasardeuse. Une nappe haute modifie également les calculs de pression hydrostatique sur les murs, ce qui peut nécessiter un système de drainage plus robuste. Ce paramètre doit être évalué lors du diagnostic, car il peut orienter vers une combinaison étanchéité extérieure + pompe de relevage, ou vers une solution anti-humidité intérieure.
Lorsque l’accès extérieur est impossible ou trop contraint, le cuvelage est la solution la plus adaptée. Il consiste à créer une coque étanche à l’intérieur de la pièce (sur les murs intérieurs et/ou le sol selon le problème rencontré) en appliquant un enduit d’étanchéité armé qui résiste à la pression de l’eau depuis l’extérieur. Le cuvelage ne nécessite aucune excavation, aucun accès extérieur, et peut être réalisé même dans les configurations les plus contraintes : cave sous immeuble, local enterré en cœur d’îlot, sous-sol en limite de propriété. Il stoppe efficacement la présence d’humidité dans les parois, empêche le développement des moisissures et élimine les odeurs persistantes qui dégradent la qualité de l’air intérieur et avec elle, le confort des occupants exposés à des risques d’allergies et de troubles respiratoires. Il est particulièrement efficace contre les infiltrations latérales et les venues d’eau par le sol. Son efficacité est durable, à condition que la mise en œuvre respecte scrupuleusement les points de joints de jonction mur-sol, les zones les plus exposées aux infiltrations.
Pour des configurations où seule une partie du mur est accessible : un mur de refend partiellement enterré, un angle de pièce, l’écran étanche permet une intervention localisée et précise. Moins invasif qu’un cuvelage complet, il peut suffire lorsque la surface à traiter est délimitée et que les fuites sont concentrées sur une zone spécifique. Après assèchement des murs, les revêtements peuvent être reposés sur des parois saines sans risque de voir le papier-peint se décoller ou les enduits s’effriter à nouveau.
Quand la pression d’eau est trop forte pour être stoppée par une membrane, notamment en présence d’une nappe phréatique haute ou d’un terrain très argileux saturé, une solution de drainage contre l’humidité intérieur peut être envisagée. Un drain est installé en pied de mur, à l’intérieur de la pièce, pour collecter l’eau de pluie ou souterraine qui s’infiltre et l’évacuer vers un regard ou une pompe de relevage. Cette solution ne bloque pas l’eau à l’entrée, mais empêche qu’elle s’accumule dans la pièce. Elle permet notamment de diriger activement l’évacuation de l’eau plutôt que chercher à l’arrêter complètement. Elle est souvent combinée avec le cuvelage pour une protection optimale.
La réponse dépend de plusieurs facteurs que seul un expert peut évaluer sur place : la nature du sol, la profondeur des fondations, le taux d’humidité, la configuration du terrain, les aménagements existants et la source réelle des infiltrations. S’agit-il d’une infiltration d’eau latérale par une maçonnerie poreuse ou d’un simple défaut d’aération ? C’est précisément l’objet du diagnostic humidité Mursec : identifier non seulement la cause du problème, qu’il s’agisse de fissures ou de maçonneries poreuses, mais aussi les contraintes de votre configuration pour vous proposer la solution techniquement réalisable et économiquement cohérente, pas simplement la solution théoriquement idéale. Le diagnostic est gratuit, d’une valeur de 350 €, et sans engagement.
MURSEC intervient dans toute la région d’Ile-de-France.